Pour répondre à la demande rectorale de retour à l’équilibre financier, la présidence de l’Université Paris-Saclay impose à toutes ses composantes une diminution de la masse salariale académique, ainsi qu’une diminution globale de la masse salariale BIATSS, de 1% par an pendant 3 ans.
L’Université Paris-Saclay, comme de nombreuses universités en France, est portée à bout de bras par ses personnels depuis de nombreuses années. Malgré une augmentation du nombre d’étudiant·es, une complexification des missions, et une charge de travail accrue notamment liée à la construction de Paris-Saclay, les personnels ont eu à cœur d’offrir les meilleurs formations aux étudiant·es, de poursuivre une recherche de qualité mondialement reconnue, et d’assurer toutes ses missions de service public.
Le déséquilibre financier des universités françaises n’est pas le fait de ses personnels. Elle a une cause structurelle : la non compensation par l’état d’un certain nombre de dépenses qu’il a imposé, ainsi que la non compensation financière et humaine qui aurait été nécessaire pour faire face à l’augmentation du nombre d’étudiant·es. Aujourd’hui, le
gouvernement, appuyé par les présidences d’université, achève le tableau en faisant reposer l’effort sur les universités elles-mêmes, et en particulier leurs personnels.
Ces personnels sont aujourd’hui épuisés. Leur faire porter la responsabilité de ces problèmes structurels est inadmissible. En tant qu’élu·es du CSAE, nous sommes révolté·es de cette demande, qui non seulement va continuer à augmenter la charge de travail et à faire perdre du sens à nos missions, mais en plus donne un sentiment d’injustice à tous les personnels qui se sont pourtant mobilisés pour mener à bien leurs missions dans toutes les circonstances difficiles que nous connaissons depuis des années.
