À la suite de la fermeture des sites de l’université, des collègues et des formations envisagent ou mettent en place un enseignement en distanciel.
Les mouvements sociaux représentent des moments qui impactent les citoyens, quoiqu’ils en pensent. Enfermer les étudiant.es dans une bulle hors de la société, les empêchant de participer aux débats ou même d’en discuter avec leurs pairs n’est pas l’idée que nous nous faisons d’une université ouverte et démocratique qui forme aussi des citoyen.nes. Face à un gouvernement qui organise la casse des universités, méprise ses personnels et ses étudiant·es, notre responsabilité collective est de soutenir et protéger les étudiant.e.s et les lycéen.nes dans ce mouvement social.
Par ailleurs, le SNESUP-FSU rappelle que la fermeture des locaux ne constitue pas, à elle seule, une décision modifiant les modalités pédagogiques des formations. En effet, comme le rappelait le conseil académique de l’Université Paris-Saclay dans sa motion du 06 mars 2023 (adoptée par 24 voix pour, 11 abs, 5 contre et 4 refus de participation au vote) : « le distanciel est une forme très dégradée d’enseignement et aucune base juridique ou réglementaire ne permet d’y avoir recours à l’occasion de mouvements sociaux. » (voir la motion complète en fin de mail)
Enfin, en incitant les BIATSS (sur les sites bloqués) à télétravailler, les règles qui régissent le télétravail sont ignorées. Celui-ci est subordonné au volontariat, à l’alternance entre travail sur site et télétravail, et à un dialogue avec les représentant.es du personnel. Rien de tout ça ici. Le télétravail peut seulement être imposé en cas de « circonstances exceptionnelles durables, notamment en cas de pandémie ou de catastrophe naturelle ».
________________________________________________________________________________________
Motion du CAC le 6 mars 2023
« Le Conseil Académique de l’Université Paris-Saclay, réuni le 6 mars 2023 tient à affirmer son opposition au projet de loi de réforme des retraites présenté le 10 janvier par le gouvernement. En effet, cette réforme qui prévoit le recul de l’âge légal de départ à 64 ans et l’allongement de la durée de cotisation à 43 annuités lui paraît non seulement injuste mais aussi inutile d’un point de vue financier, comme le confirme le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites. Le Conseil Académique soutient le mouvement contre cette réforme et invite les personnels enseignants à ne pas contrôler l’assiduité des étudiantes et des étudiants et à ne pas assurer d’enseignement lors des journées de mobilisation. En
outre, le conseil académique rappelle que le distanciel est une forme très dégradée d’enseignement et qu’aucune base juridique ou réglementaire ne permet d’y avoir recours à l’occasion de mouvements sociaux ».
