La présidence accélère la transformation de Paris-Saclay en Grand Établissement

La présidence de l’Université Paris-Saclay va soumettre au vote du Conseil d’Administration, d’ici la fin de l’année, la sortie de l’Établissement Public Expérimental pour aller vers un Grand Établissement, avec un périmètre et des statuts largement modifiés. Avant cette échéance, ce seront les différentes composantes de Paris-Saclay  qui devront se prononcer sur ce projet. 

Pour les élu·es UHDE (liste Pour une Université Humaniste, Démocratique et Écologique, soutenue par la CGT et la FSU), les discussions autour de ce projet ont largement montré les limites du dialogue sur l’Université Paris Saclay. La présidence n’a jamais accepté que le projet alternatif des élu·es UHDE soit proposé au vote du CA. 

Cette alternative est un projet fédéral, inclusif et respectant les différences, basé sur le principe de subsidiarité maximale.

Les Groupes de Travail et autres Commissions des Statuts auxquels nos élu.es participent activement ne sont rien d’autre que des chambres d’enregistrement puisque les statuts sont discutés exclusivement par le CODIRE (Comité des directeurs de composantes, établissements-composantes et organismes de recherche) et le ministère.

Par ailleurs, ce projet pose toujours les mêmes problèmes.

  • Le CA n’est composé que de 50% d’élu·es, l’autre moitié étant constituée de personnalités proposées par le CODIRE. Le CA d’une université devrait comporter a minima 66% d’élu·es pour garantir l’expression démocratique des personnels et étudiant·es, comme c’est le cas pour les universités de droit commun.
  • Il y a toujours une forte asymétrie entre le périmètre employeur (les UFR, IUT, Polytech et services centraux) et les autres établissements : même si des bricolages sont proposés pour discuter des affaires internes au périmètre employeur, ceux-ci ne sont pas suffisantspuisque le CA aura le dernier mot concernant son budget.
  • En ce qui concerne les universités d’Evry et de Versailles, les tergiversations qui perdurent depuis 2020 sont depuis longtemps irrespectueuses des personnels et des étudiant·es. Ces deux universités, qui devaient à l’origine fusionner dans Paris-Saclay, seront finalement pratiquement mises en dehors, après avoir envisagé, de façon éphémère, qu’elles fassent partie d’une Alliance.
  • Chacun de ces changements de statut implique des changements importants, en particulier en ce qui concerne les diplômes et leurs accréditations. Et toutes ces modifications sont gérées à vue et dans l’urgence, sur des ébauches de textes très loin d’être finalisés,empêchant un déroulement démocratique qui permettraient de prendre des décisions avec sérénité.

Pour toutes ces raisons, nous pensons qu’il est nécessaire de continuer à faire entendre notre voix.

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